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Les femmes, les mères et les métiers de la cyber-sécurité

A l’occasion de la journée de la femme, certains médias, de par le monde, se sont penchés sur la parité dans le secteur numérique. Mais, si nombreux ont traité uniquement les aspects de diversité, l’importance d’une sensibilité féminine à notre sécurité virtuelle n’a pas été abordée.

En juillet de l’année dernière, Arun Botha, un des chefs de la police indienne a analysé dans un article d’opinion dans la presse, la difficulté de sa corporation à appréhender un nouvel enjeu : « à la protection physique des personnes et des biens, vient s’ajouter une nouvelle forme de sécurité, celle contre les abus digitaux ».

Le chef-policier a eu raison de s’interroger, car dans le monde virtuel, la force physique n’est pas nécessaire, mais l’intelligence, le discernement et la sensibilité…, sont des atouts essentiels à l’activité d’un métier de la cyber-sécurité.

Ainsi, plus la question de cette dernière devient cruciale dans notre univers de plus en plus connecté, plus une pensée féminine du sujet s’impose, car la femme est celle qui enfante puis accompagne, du moins dans les premières années, la fille ou le garçon dans l’accomplissement par l’éducation. 

Pour une pédagogie féminine de la cyber-sécurité

Où, ailleurs qu’en France, pays de Louise Michel, on fait d’emblée, d’un métier en devenir, un enjeu de société ? Et Guillaume Poupard, directeur de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), voyait juste lorsque, invité en octobre dernier à la rencontre du CEFCYS (Cercle des Femmes de la Cyber-sécurité), il déclara devant une assistance d’expertes, que ce sont les femmes peut-être, c’est les femmes par leur sensibilité, qui donneront à ce métier, l’esprit et la force pédagogique qui lui manque !

Il y a un an, à la création du CEFCYS, sa fondatrice, Nacira Guerroudji-Salvan rappelait cette anecdote : « un jour, un père qui visitait un forum des métiers, disait à sa fille : ce sont des métiers de hackers, c’est pour les garçons… » Cette idée que ces derniers sont les seuls aptes à s’engager dans la cyber-sécurité, tient aussi de la tenace image que tout ce qui est du domaine de la protection est relative à la force physique.

N’a-t-on pas vu, depuis l’avènement de l’Internet, il y a une vingtaine d’années, les cellules, privées comme publiques de la cybercriminalité, s’organiser principalement autour de professionnels masculins. 

La féminisation de la cyber-sécurité aux  Etats-Unis

Si le CEFCYS, avec la tenacité de sa fondatrice Nacira Guerroudji-Salvan, est venu, il y a un an, pour bousculer se pré-établi en France d’une Security digitale très masculine, Outre-Atlantique il semble que les femmes ont, ces dernières années, investi en nombre le secteur particulier de la cyber-sécurité.

Ainsi, une université californienne très en vue comme l’USC Viterbi School of Engineering qui a crée une formation sur le sujet, a vu son effectif se féminiser à vue d’oeil, `ces cinq dernières années. Elles représentent même dans certains cours la moitié des étudiants et sont majoritaire au conseil d’administration d’un club créer à l’occasion des études dans le domaine.

Alors, au moment où l’élection de Donald Trump, aux USA, pousse des démocrates, comme le gouverneur de Virginie, Thierry MC Aullife, à inscrire la question de la cyber-sécurité dans les attributions des Etats et non pas à l’échellon fédéral, il semble que l’émergence de la femme comme atout pour l’activité sert la bonne cause de la protection des citoyens contre les abus digitaux.

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