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Macron et la transition numérique des territoires de France

C’est la première fois, au cours de la Vieme République, qu’un candidat s’apprête à monter le perron de l’Elysées, sans connaître le monde des collectivités locales. Est-ce un handicap ou un atout à l’heure des villes et des ruralités intelligentes ?

Le général de Gaulle, un militaire, a été certes une exception, mais ses successeurs à la fonction de président de la République de la Vieme ont connu et ont été issus de la politique locale. Georges Pompidou a été conseiller municipal de Cajarc, Valéry Giscard-d’Estaing, conseiller général du Puy-de-Dôme, François Mitterrand, député de la Nièvre, Jacques Chirac, conseiller municipal de Sainte-Féréole en Corrèze puis maire de Paris, Nicolas Sarkozy, maire de Neuilly-sur-Seine et François Hollande, maire de Tulle.

L’avènement d’Emmanuel Macron, comme président de la République, va créer un bouleversement dans la relation historique entre la tête de l’exécutif et le maillage politique traditionnel des territoires français. Le mouvement En Marche, depuis un an, bouscule les cellules militantes des partis classiques de gauche comme de droite dans leurs terroirs.

Alors que l’histoire nous enseigne que les partis politiques se construisent sur la durée, même s’il leur arrive de devoir changer de noms au fil des recompositions électorales, le rassemblement En Marche, et son expansion rapide, est le résultat d’une nouvelle offre politique, qui pourrait être celle de l’avènement de l’action citoyenne par les réseaux numériques, sur et à la place des structures partisanes habituelles dans les territoires.

Le profil sociétal des leaders du mouvement Macron montre que le militant politique de demain, sera celui qui aura la capacité d’offrir des actions non pas phagocytées par une hiérarchie pyramidale d’élus locaux, mais bien par ceux qui savent dans un esprit collaboratif, gérer les actions sur le terrain à partir notamment d’une maîtrise des outils numériques de l’Urban data.

L’Urban data (ou données urbaines) est une nouvelle fonction qui va permettre d’anticiper les attentes des citoyens dans les territoires. Les élus locaux ne seront plus des politiciens de proximité, expérimentés en termes de gestion des besoins sur le terrain, mais bien plus et aussi des statisticiens de territoires dont les habitants attendent des solutions prédictives anticipant leurs désirs. C’est en cela que le mouvement En Marche et ses futurs élus aux législatives devront apporter une nouvelle manière de faire de la politique locale. Il est certain que les 3,6 millions d’électeurs qui ont voté pour Macron et qui viennent des petites villes, des quartiers pavillonnaires et même des zones rurales, démontrent qu’il y a un désir de changement dont la manière de faire de la politique territoriales.

Reste à savoir si, avec l’avènement d’un président de la République dépourvu d’expérience des collectivités locales, le gouvernement qui certainement sera composé de leaders venant de la société civile et qui ont été à la création du mouvement En Marche, saura apporter les réformes nécessaires à une nouvelle gouvernance par le numérique des territoires de France ?

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