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Benoît Potier transforme Air Liquide en acteur du numérique

Il y a trois dates qui comptaient dans la vie professionnelle du dirigeant d’Air Liquide, le numéro 1 des gaz industriels. 1981, l’année où il fait ses débuts dans l’entreprise, 2001, lorsqu’il accède à la direction du groupe et 2006, lorsqu’il acquit le titre de pdg. On peut ajouter 2016, où Benoît Potier a accélèré la transformation de son entreprise en acteur majeur de l’industrie 4.0.

Dernier exemple, l’installation d’une tour de contrôle numérique à Saint-Priest, près de Lyon, afin de piloter, surveiller et programmer en direct des usines françaises. Diplômé de Centrale Supélec, Benoît Potier a occupé des fonctions autant opérationnelles que stratégiques chez Air Liquide.

Passionné par la théorie sur la relativité depuis son plus jeune âge, il est passé aussi pour sa formation par l’Executive Education Programme de l’INSEAD. Reste qu’aujourd’hui, un des grands défis de Benoît Potier c’est de participer à la réussite de l’Europe industrielle. Il est président depuis 2014, de l’European Roundtable of Industrialists et à ce titre il est de tous les combats pour réussir la voiture électrique du Vieux Continent de demain qui selon lui doit rouler à l’hydrogène. Il fédère ainsi pour cet objectif, 13 acteurs de poids à l’exemple de Total, Alstom, Engie, BMW, Toyota…

Même si l’Etat français semble traîner des pieds pour reconnaître l’hydrogène comme le carburant de demain, Benoît Potier ne lâche pas prise. Il déniche même dans la dernière traduction de la loi de transition énergétique, une phrase qui selon lui reconnaît l’hydrogène comme une solution énergétique propre. L’ancien Supélec croit à l’hydrogène et a déjà mis le groupe Air Liquide en ordre de bataille pour développer des solutions de stockage.

Le patron du leader mondial des gaz industriels, en fervent européen, a pris la parole le 28 septembre dernier, à la Chancellerie fédérale de Berlin. En tant que président de l’ERT, il a appelé ses partenaires à identifier « les projets à même d’insuffler un nouvel élan » après l’épisode du Brexit et surtout il a proposé la mise en œuvre d’un «Marché Unique du Numérique», rare opportunité qui permet aujourd’hui de relancer les entreprises et start up du Vieux Continent.

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